24 juin 2010
Note aux lecteurs
Ce blog évolue, il comporte des imperfections. Elles seront rectifiées avec le temps. Toutes remarques et observations bienveillantes afin de l'améliorer seront accueillies avec reconnaissance.
Jean-Luc Ferrand
23 juin 2010
Petit compte rendu de la fête de la musique aux Puces du marché Biron à Saint Ouen
Nous avons eu l’immense joie de présenter, à l’occasion de la fête de la musique, notre exposition
« Le salon de musique au XVIIIème siècle ».
A la recherche d’instruments d’époque, de costumes, de perruques et de mannequins nous avons dû éplucher et arpenter les sites web ainsi que Paris.
C’était un travail de longue haleine. Nous sommes donc très heureux de vous le faire partager sur ce blog à travers nos photos.
Pour réaliser cette exposition, nous avons rencontré des professionnels à la fois passionnés et dévoués.
Nous tenons spécialement à remercier :
- M. André Bissonet ( 6 Pas de la Mule, 75003 Paris 01 48 87 20 15 ) et M. William Petit tous les deux experts, pour le prêt des instruments de musique anciens.
- Emilie Montchovet et Guënic Prado de la société Les Vertugadins pour la location des costumes à prix doux
Mais aussi,
- Carine Albertus, Cécile Ybert et Julien Chamoux du mensuel "Antiquités-Brocante" qui nous ont encouragés par leur présence à réitérer ce type d'évènement.
Ainsi que,
- Céline Malé-Barthez et Anna Khlopkova de l'agence de communication Obraz qui nous ont accompagnées tout au long de ce projet.
07 juin 2010
Fête de la musique
Pour fêter comme il se doit la fête de la musique, les Puces de St Ouen organisent plusieurs manifestations :
Venez notamment danser au Marché Biron sur des airs de Jazz du 18 au 21 juin de 15h à minuit avec le groupe "Les Valseuzes"!
Découvrez aussi une exposition historique sur l'accordéon avec la collection de Robert Santiago, les 12, 13 juin et les 19, 20 juin... vous pourrez même assister à ses conférences et ses démonstrations d'instruments anciens.
Enfin, venez voir notre exposition au stand n°39
"Le Salon de Musique au XVIIIème siècle", les 18, 19, 20 et 21 juin!
Retrouvez tous les autres groupes et activités des Puces en cliquant ici
( Cliquez sur le plan pour l'agrandir )
85 rue des Rosiers 93400 St Ouen
28 mai 2010
Cadeaux des tsars à la Marine
Cette prestigieuse expo semble prometteuse. Elle commence aujourd'hui et se termine le 3 octobre au Musée de la Marine de Paris. Dans le cadre de l'année France-Russie 2010, cette exposition présente les merveilleux cadeaux diplomatiques qui symbolisent l'entente fraternelle entre les deux gouvernements qui se concrétisa en 1891 jusqu'en 1914. On peut y voir des toiles des plus célèbres peintres de marine russes (Leonid Blinov, Alexeî Bogoliubov...) mais aussi des magnifiques pièces d'orfèvreries réalisées par des gens comme Farbergé, Ovychinnikov, les frères Gratvhev...
Andreï S. Braguine, coupe bratina
offerte au Cercle des Armées
en 1895
(c) Musée national de la Marine
12 mai 2010
Le siège à travers les styles français
Le style Roman (XVème siècle):
On a retrouvé très peu de meubles de cette époque, car une fois passés de mode, ils servaient de bois de chauffage.
La chayère, il s'agit d'un siège réservé aux rois, puis aux ecclésiastiques.
La structure : comporte un marche pied.
Le décor : arc en plein cintre, gainage de cuir peint et repoussé.
Les assemblages : tenons et mortaises.
(c) "Le Mobilier français, Les Sièges" de Guillaume Janneau, ed Jacques Fréal
Le style Gothique (1ère moitié du XVIème siècle):
La chaire, siège en bois à haut dossier et aux accotoirs pleins réservée au maître de maison. Les seigneurs hauts justiciers feront couronner d'un dais, symbole de leur dignité.
La structure : meuble stable qui possède un coffre d'entrejambe dont le couvercle formait le siège.
Le décor : rinceau, plis de serviettes, fenestrage.
Les assemblages : tenons et mortaises.
Nouveauté : haut dossier.
(c) "Le Mobilier français, Les Sièges" de Guillaume Janneau, ed Jacques Fréal
Le style Renaissant (2ème moitié du XVIème siècle et début du XVIIème siècle):
1er style :
La chaire évolue.
La structure : elle s'élargit et se défait de son dais, au bénéfice d'un couronnement qui prolonge son dossier.
Le décor : plus fins, les éléments son rapportés comme les corniches, plinthes, chapiteaux...
Les assemblages : les éléments sont collés.
Nouveauté : haut dossier.
2ème style :
La chaise à bras, est une simplification et une réduction de la chaire.
La structure : désencombrée du coffre d'entrejambe, montée sur quatre pieds reliés par des entretoises formant un châssis.
Le décor : sculpté sur le dossier.
Nouveauté : les accotoirs sont plus fins et se terminent parfois en tête de bélier.
Le style Louis XIII (1610-1660):
La structure : l'assise est large, le dossier est court. L'entretoise est en H.
Le décor : la garniture est fixée par des clous qui font désormais partie intégrante du décor. Le rembourrage est recouvert de velours, lampas, tapisserie ou de tissu plus commun. Le tournage se fait en spirale.

Nouveauté : les accotoirs disparaissent.
C'est à cette époque qu'apparait le mot fauteuil.
Le style Louis XIV (1660-1725):
La structure : fait de noyer ou de hêtre. Le dossier est plus haut et renversé vers l'arrière.
Le décor : le piètement est plus finement sculpté.
Nouveauté : l'entretoise passe progressivement de la forme en H à celle en X.
Un fossé se creuse entre le mobilier bourgeois et provincial, dérivation des modèles régionaux du XVIème siècle et celui des palais princiers qu'on imite pour les courtisans. Le mobilier est de plus en plus luxueux. Le mobilier d'apparat est richement orné de placage et d'incrustations avec le fameux André Charles Boulle.
Le style Régence (1725-1735):
La structure : les accotoirs reculent, le siège s'élargit et s'étend en profondeur, le haut du dossier s'arrondit.
Le décor : prémices des ornements rocailles; herbages, coquilles...
Nouveauté : plus commode et mobile, disparition de l'entretoise.
Apparaissent des sièges comme la voyeuse ou la voyelle : les hommes l'enfourchaient et pouvaient à califourchon suivre les parties de jeux. C'est un siège sans accotoirs dont le dossier était orné d'un coussin sur lequel on croisait les bras.
Le style Louis XV (1735-1760):
La structure : les pieds sont galbés.
Le décor : plus épuré, il se limite à quelques fleurettes sculptées pour conserver plus tard, que la moulure.
Nouveauté : l'auteur frappe les meubles de son poinçon à partir de 1751, c'est l'estampille.
Des nouveaux sièges :
La chaise à la reine
La chaise en cabriolet
La bergère
Le style Transition:
La structure : le fauteuil perd de sa sinuosité. Soit les pieds sont droits et le dossier courbe soit le dossier est carré ou en médaillon et les pieds sont cambrés.
Comme son nom l'indique c'est un style transitaire, c'est à dire qu'il y a des éléments du style Louis XV qui se mêlent à ceux du style Louis XVI.
Le style Louis XVI (1774-1793):
La structure : les pieds sont droits, la structure est plus légère.
Le décor : feuille d'acanthe, rosaces... Les pieds sont en fût cannés, en spirale, sabrés.
Nouveauté : l'entretoise en H revient après un demi siècle d'interruption, le dossier peut être percé.
Le style Directoire (1789-1814):
La structure : le dossier rectangulaire s'incline légèrement et le haut s'enroule vers l'arrière, en "crosse", les lignes sont épurées.
Le décor : iconographie républicaine comme la pique surmontée du bonnet phrygien, symbole de liberté, ou les faisceaux de licteurs romains.
Nouveauté : l'abolition des corporations permet aux artisans de s'exprimer dans d'autres domaines que le leur et d'y déployer leur talent créatif.
Entre les débuts de la Révolution française et la chute de l'Empire, 25 ans seulement s'écoulent, trois styles différents apparaissent et prennent le nom de régimes politiques.
Le style Consulat (1799-1804):
La structure : apparition des pieds en "sabre", la forme est sobre et d'un parfait équilibre.
Le décor : l'inspiration dominante reste l'Antiquité, au registre grec et romain s'ajoute l'Egypte grâce aux campagnes napoléoniennes. Les dossiers des chaises sont de moins en moins garnis d'étoffe.
Nouveauté : on aime utiliser les bois clairs, toutefois la grande majorité des meubles est réalisée en acajou.
Le général Bonaparte renverse le Directoire et instaure le Consulat. Le pouvoir exécutif est confié à trois consuls.
Le style Empire (1804-1815):
La structure : les évènements politiques suscitent une gravité qui commande même la forme des sièges.
Le décor : référence au voyage en Egypte ou à l'Empire Romain. Pattes de fauves, gaines de sarcophages, fleurs de lotus, palmettes écartées, buste de lions ailés ou féminins. Support d'accotoir en col de signe et le pied de siège en balustre.
Nouveauté : l'empire bloqua l'importation d'acajou en 1806, on utilisa donc des bois aborigènes (frêne, orme, citronnier). Parfois on argentait les meubles.
Le style Restauration (1815-1830):
La structure : un style plus amène, simple et sans prétention. Le type en gondole prédomine avec sa façade rectiligne et son dossier concave.
Le décor : on privilégie l'utilisation de bois clairs en opposition à la mode des bois foncés sous l'Empire.
Nouveauté : les fleurs de lys se substituent aux aigles et autres emblèmes de l'empire.
Pour autant, la restauration des bourbons en 1815 ne songea pas à retourner aux formes d'un passé périmé.
Le style Louis-Philippe (1830-1850):
La structure : on mélange les styles et leurs formes pour donner un style composite.
Le décor : arcatures gothiques, ogives, rocaille, le motif "cuisse de grenouille"...
Nouveauté : le formalisme médiéval.
Le style Second Empire (1850-1875):
La structure : reprend les anciennes structures.
Le décor : apparition du capiton dans le rembourrage. Le bois contrefait des cordages. Surcharge décorative souvent caractéristique de cette période.
Nouveauté : le pouf.
L'époque Napoléon III s'attachera essentiellement à faire des copies d'anciens, c'est pour cela qu'on parle de meubles de style (Louis XIII, XV, XVI...) et non d'époque car ils ont été créés pendant une période postérieure au style auquel ils font référence.
Le style Art-Nouveau (1890-1920):
La structure : plus fine, alimentée de courbes et contre-courbes
Le décor : d'inspiration végétale, marqueterie importante.
Nouveauté : répertoire complètement nouveau en réaction à l'historicisme passé.
La marqueterie
I- L'histoire
L'histoire de la marqueterie est marquée par quatre grandes périodes, qui par leur contexte économique, politique, culturel ou religieux ont permis l'application et le développement de cet art.
-Dans l'Antiquité, l'Asie Mineure est le foyer le plus important des menuisiers qui utilisaient l'incrustation de bois. Comme par exemple les boiseries du Palais du Roi Mausole à Halicarnasse, 350 ans avant Jésus Christ.
-Suivant les activités remise à la mode en Toscane, les Florentins vont diversifier les procédés. La Renaissance Italienne deviendra une période décisive pour le développement de la marqueterie en Europe.
-L'ébénisterie et la marqueterie s'introduisent définitivement en France au début du XVIIème siècle avec l'arrivée des artisans flamands et hollandais qui travaillent dans les ateliers royaux du Louvre et des Gobelins.
-Au cours du XVIIIème siècle, le nouvel esprit créatif des allemands va introduire le prestige des meubles marquetés français. Ce prestige atteindra son apogée sous Louis XVI.
Il y aura un renouveau périodique du meuble français avec les styles Charles X et Louis-Philippe, de 1825 à 1848, les créations des ébénistes marqueteurs de l'École de Nancy et les ouvrages "Modern'Style" et ceux des années "Art Déco". Les ouvrages les plus somptueux seront alors présentés lors des Grandes Expositions Internationales. Ils figurent aujourd'hui dans les musées ou meublent des palais.
II- Les techniques
Evidemment des fonds avec le ciseau au XVIIIème siècle
Au cours de la restauration de marqueterie ancienne, on trouve souvent sous le placage des traces de dessin, de crayon ou des marques d'outils sur les parties massives des meubles. Les placages sont coupés suivant le tracé avec une scie, puis fixés provisoirement par des pointes à placage ou plaqués au marteau avec de la colle forte (os et nerf). L'outil qui sert à creuser les placages est constitué d'une lame effilée en acier, fixée à l'extrémité d'un manche en bois. Au milieu du XVIIIème siècle, l'utilisation de cette technique va se répandre peu à peu à cause de l'évolution des formes. Les surfaces marquetées des meubles étant devenues planes, il était plus aisé de découper les fonds à la scie.
Evidement au chevalet des fonds de placage galbés
Au XIXème siècle, la technique primitive du creusement au ciseau a disparu. Les ébénistes qui faisaient un très grand nombre de reproductions de style Louis XV, préféraient appliquer des marqueteries déjà finies sur le bâti galbé, c'est-à-dire avec les fonds déjà incrustés par les motifs et préformés au galbe du meuble. L'ensemble était plaqué sur le bâti avec une colle forte et serré à l'aide d'un sac de sable pour épouser la forme du meuble. Pour obtenir une marqueterie épousant parfaitement la surface, les marqueteurs on inventé le procédé suivant: le placage est d'abord maintenu provisoirement sur le bâti à l'aide de quelques pointes, puis le parement est doublé par un papier kraft avec de la colle forte. Après séchage et durcissement de la colle d'os, le placage est détaché du bâti, conservant la forme du meuble, le fond est ensuite évidé sur un chevalet de marqueterie.
III- Les styles
Tarsia geometrica
Au XIVème siècle, c'est en Toscane que la marqueterie a été remise à la mode. Ces marqueteries se présentent le plus souvent sous une forme géométrique. Le contraste est donné par les couleurs et la disposition du veinage des différents bois "du pays". Le milieu du XVème siècle est une époque très importante dans le développement du décor marqueté. De riches demeures possédaient de petits cabinets de travail décorés de boiseries abondamment marquetés en "trompe-l'œil" représentant de fausses bibliothèques disposées sur le pourtour de la pièce.
Studiolo de Gubbio, marqueterie en tarsia geometrica tout autour de la pièce
Tarsia a incastro
C'est le nom que l'on a donné au procédé utilisé par la colonie d'artisans marqueteurs qui travaillaient en Allemagne du Sud, vers 1620. C'est une méthode simple qui consiste à superposer deux placages contrastés, puis de les fixer entre eux sur le pourtour pour former un seul paquet. On découpe les placages simultanément en suivant le tracé d'un motif collé sur la partie supérieure du paquet. Une fois ce découpage terminé, le marqueteur sépare les deux placages et il incruste ensuite les parties claires dans le fond foncé et inversement. De cette manière il obtient deux décors identiques.
Le meuble Boulle
Sous Louis XIV, la plupart des marqueteurs utilisaient les procédés de sciage par superposition. Leurs ouvrages ont un renom universel, en particulier ceux d'André-Charles Boulle. Quand on désigne un "meuble Boulle", cela signifie qu'il est revêtu d'une composition marquetée en écaille et laiton, qui peut également s'enrichir d'ornements en corne, en étain ou en cuivre. Seuls les ouvrages qui sont "attribués" à André-Charles Boulle peuvent être considérés comme étant de l'atelier de l'ébéniste du roi Louis XIV. Les autres appellations "à la manière Boulle", "dans le style de Boulle" désignent des meubles qui peuvent être très ressemblant à ses créations, mais aussi tous ceux de moindre qualité qui ont été fabriqués par d'autres ébénistes dans les ateliers du faubourg Saint-Antoine.
Armoire d'André-Charles Boulle, placage d'ébène et d'écaille, marqueterie de laiton, étain, corne et bois de couleurs et bronze doré
IV- Les matériaux
Les compositions contrastées nécessitent la préparation de matériaux très différents: bois, métaux et substances animales. Tous ces placages doivent être d'une épaisseur à peu près égale.
Le bois:
Il représente une petite partie dans le recouvrement de ces ouvrages. Les plus employés sont le palissandre du Mozambique, l'ébène de Madagascar, le poirier noirci, l'amarante, ainsi que le palissandre d'Asie. On trouve également l'utilisation du chêne lacustre qui est un bois qui a séjourné au moins une vingtaine d'années dans un sol humide et qui est devenu totalement noir, mais il a gardé toutes ses qualités et l'aspect de surface du chêne normal. Le bois teint par chlorosphénium est utilisé car certains champignons provoquent des modifications dans la couleur du bois. C'est le cas du chlorosphénium, qui pousse au printemps et surtout à l'automne. En effet le mycélium, c'est-à-dire la partie végétative se développe en traversant le bois qu'il teint en vert-bleu, ce qui lui donne un intérêt pour une utilisation en marqueterie.
Les métaux:
Avant de découper la plaque de métal, il faut le strier sur le contre-parement afin de favoriser son application sur le bâti avec de la colle animale. Le choix du laiton se fait en fonction de son aspect qui est déterminé par son alliage. Sa teneur en cuivre et en zinc fait varier la couleur et le reflet du métal. On peut également trouver des pièces en étain coulées directement dans la marqueterie.
L'écaille:
Son emploi paraît avoir commencé au début du XVIIème siècle en Flandres et en Allemagne du Sud. Ces substances proviennent des carapaces de trois tortues marines. Sur toutes ces tortues, les cinq écailles médianes sont très bombées, il est donc souvent nécessaire de les faire aplanir. Celles du bord sont de petites dimensions, mais peuvent être employées après avoir été refendues. Leur partie supérieure est brune comme la carapace, alors que le plastron est blanc sale, rosé ou jaunâtre. Après raclage et polissage, ces dernières deviennent transparentes. Quand elles sont intégrées dans la marqueterie, on les double d'un papier coloré, collé sur le contre-parement. Le même principe est utilisé pour la corne.
L'ivoire:
Comme l'écaille c'est une substance réglementée. La plus belle de ces matières provient de certaines dents de gros animaux comme le morse ou l'hippopotame, mais l'ivoire le plus courant émane des défenses d'éléphants. Ces derniers produisent une substance de bonne qualité. Pour débiter l'ivoire en placage, les défenses qui peuvent atteindre 2,50 m sont d'abord tronçonnées en plusieurs parties et chacune d'elles est sciée dans le sens de la longueur.
La corne:
La plus employée dans la marqueterie est celle de bœuf. Après avoir enlevé la pointe qui est la partie pleine, le tronc du cône est chauffé sur une flamme puis ouvert à l'aide d'une serpette et ensuite mis à plat dans une presse. Traitée d'une teinte unie, bleue foncée et parfois turquoise, la corne était sciée en superposition avec du laiton pour marqueter entièrement les écritoires ou les cartels. Elle a été particulièrement utilisée dans le mobilier surtout à la fin du XVIIème siècle pour recouvrir des dessins ou des peintures qui étaient collées sur le bâti des meubles.
On appelle peinture en bois, les marqueteries composées avec des placages de bois naturels ou teints. Dominés par des sujets en placage clairs de houx, buis, érable, le jaune doré de l'épine vinette ainsi que le violet et le rouge de l'amarante et du corail. Le vert des feuillages, le contraste est accentué par le fond en ébène ou en écaille brune. Ces compositions de bois sont aussi appelées: marqueterie à quatre couleurs.
Cabinet d'apparat de la fin du XVIIème siècle, attribué à Pierre Gole. Les montants sont recouverts en étain et étain sur fond d'ébène. Marqueterie en peinture en bois.
Miroir de toilette en marqueterie de cuivre, écailles de tortue, ébène et bronze doré
Pour plus d'informations consultez : Chefs d'œuvres des marqueteurs de Pierre Ramond aux éditions H.VIA
11 mai 2010
Décolorer un meuble
1. Les ustensiles
-de la lessive St-marc
-un pinceau en poils synthétiques
-une brosse en poils synthétiques
-un bocal résistant, en verre, métal ou plastique épais
-une paire de gants en caoutchouc épais pour protéger ses mains
-de la "paille de fer": fine, moyenne ou grosse. Choisissez la taille en fonction du type de bois à décaper et de son degré d'encrassement. Si vous ne savez pas, optez pour la moyenne.
-éclaircisseur ou décolorant pour bois
-un sèche cheveux
-un chiffon
2. Les étapes
Etape n°1
Faites chauffer 2L d'eau et versez-y deux cuillères à soupe de lessive St Marc, puis mélangez.
Trempez votre brosse dans le mélange et brossez le bois.
Insistez bien sur les détails.
Rincez à l'eau claire puis épongez le surplus avec un chiffon.
Etape n°2
Assurez-vous que votre meuble est bien sec. Si besoin, épongez avec un chiffon ou bien utilisez le sèche-cheveux.
Versez l'éclaircisseur dans le bocal puis appliquez-le au pinceau sur toute la surface.
Etape n°3
Laissez sécher ou utilisez le sèche-cheveux.
Frottez la paille de fer sur tout le meuble.
Utilisez la brosse pour enlever les résidus.
Admirez le résultat !!
26 avril 2010
Exposition : "1810, la politique de l'amour Marie-Louise & Napoléon Ier à Compiègne"
Du 28 mars au 19 juillet 2010
Voici la première exposition française évoquant Marie-Louise, impératrice et deuxième épouse de Napoléon Ier. Elle vise à commémorer le bicentenaire de cet union avec l'archiduchesse d'Autriche lorsqu'elle s'installa au Palais de Compiègne. A coté des biscuits de Sèvres, de l'orfèvrerie de Biennais, des cadeaux de mariage, du mobilier commandé pour la jeune femme et des portraits de François Gérard, plongez-vous dans ce qui fût un mariage princier, destiné à éblouir par son faste.
Baron Gérard François Pascal Simon
L'Impératrice Marie-Louise
Paris,musée du Louvre
©Rmn / Lewandowski
15 avril 2010
Exposition "Crime et châtiment-Les artistes fascinés par les grands criminels"
Le musée d'Orsay offre au public, jusqu'au 27 juin l'exposition "Crime et châtiment" qui réunit plus de 400 oeuvres autour du crime et de la justice. L'exposition part volontairement de la Révolution qui est le moment historique où la justice n'appartient plus à Dieu mais désormais, à la sphère publique.
Aux commandes Jean Clair, commissaire d'exposition et Robert Badinter, qui a permis l'abolition de la peine de mort en France en 1981. La question de ces deux hommes étant: quelle est cette justice qui pendant tant d'années à tué l'homme? La réponse étant à découvrir au fil des oeuvres...
Andy Warhol Big electric chair, 1967-1968 Encre
sérigraphie et peinture acrylique sur toile,
137,2x185,3 cm Paris, musée national
d'art moderne collection centre Pompidou,
Dist. RMN / Droits réservés Adagp,Paris 2010
Edgar Degas Le viol, 1868-1869 Huile sur toile
81,3x114,3 cm Museum of Art Philadelphie
(c) Museum of Art Philadelphie
Salon antiquité-art actuel
Du 9 au 18 avril aura lieu au parc Monceau un salon qui se veut être un "nouveau concept pour les passionnés d'objets originaux". Ce double salon, puisqu'il présente des antiquités et de l'art actuel, abritera une centaine d'exposants, antiquaires comme artistes.
La présence d'un expert spécialisé en mobilier pourra si on le désire attester de l'authenticité et de la qualité des objets exposés.

(c) spas-expo.com
(c) spas-expo.com
Le site du salon : ici































