BARBEDIENNE Ferdinand (1810-1892)
Fils d'un modeste cultivateur normand, il fit une première fortune dans les papiers peints avant la création de son atelier de fonderie en 1839 qui correspond avec l'invention du réducteur mécanique par Achille Collas avec lequel Barbedienne s'associe.
Ce procédé permet l'édition en grande quantité et en différentes tailles de statues célèbres ou d'oeuvres contemporaines. Il fit d'ailleurs reproduire la plupart des statues des musées d'Europe, suffisamment réduites pour pouvoir orner les intérieurs modernes. Son idée principale était de démocratiser l'art, en rendant accessible de fidèles reproductions de chef d'oeuvre.
Pour être industrielles, ses fontes n'en demeurent pas moins de bonne qualité, il leur manque cependant tout le travail de reparure de l'artiste lui-même, qui affine les reliefs et supprime les imperfections.
Etant sans enfant, c'est son neveu et successeur, Gustave Leblanc-Barbedienne, qui développa la fonderie en se spécialisant dans les bronzes monumentaux.
Les Deninger dit DENIERES ( fin XVIIIème-1903)
Jean-François Deninger, dit Denière (1774-1866)
Né en 1774, il se marie en 1798 et demeure alors au 9, rue du faubourg Saint-Antoine. Dès cette époque il travaille avec Matelin, mais ce n'est qu'en 1808 qu'il vient s'installer dans son appartement, qui fait également office de boutique (celui-ci ne pouvant supporter le loyer seul). La fabrique est ensuite installée au 9, rue d'Orléans, au Marais, maison que les deux associés achètent en 1818 et que Denière reprend seul après la dissolution de la société en 1820.
Il participe à toutes les expositions des produits de l'industrie. Il obtient la médaille d'or en 1823 et son rappel en 1827. Cette même année il est fait chevalier de la Légion d'Honneur et obtient en 1843 la croix d'officier. Il s'associe en octobre 1843 avec son fils Guillaume puis lui laisse l'entreprise en 1849.
Guillaume Deninger, dit Denière (1815-1903)
Il travaille avec son père depuis quelques années lorsque le 9 octobre 1843 il signe avec lui un acte de société comprenant la fabrication du bronze, celle de l'argenterie et la vente des objets fabriqués. Avec la dissolution de la société en 1849, il conserve seul l'entreprise.
Il continue à participer aux expositions dont celle de Londres en 1862 qui lui vaut la croix d'officier de la Légion d'Honneur. Il devient président du tribunal du commerce de Paris et en 1878 à l'Exposition Universelle, il obtient un rappel de la médaille d'or.
Après sa mort, tout le fond est dispersé par des ventes aux enchères en février, mars, octobre et décembre 1903. Ces ventes comprennent des modèles pour bronzes d'art, d'ameublement, d'éclairage et de grandes décorations avec droit de reproduction.




