29 mars 2010
DICTIONNAIRE
A
accotoir, arm-rest , n.m. Partie d'un fauteuil permettant de reposer l'avant-bras ou de s'accoter, càd de s'appuyer sur le côté. L'accotoir, souvent désigné sous le nom de "bras" est relié au dossier par un tenon et repose sur une pièce verticale : la "console d'accotoir",fixée à la base, sur la ceinture du siège. Le dessus de l'accotoir devient la "manchette" lorsqu'il est rembourré.
accoudoir, balustrade, n.m. Partie supérieure d'un dossier de chaise où l'on s'accoude. Ne pas confondre avec accotoir.
acier, steel, n.m. Alliage de fer et d'une petite quantité de carbone (1à 2 %)
agrafe, fastens, n.f.
aiguière, ewer, n.f. Récipient à eau composé d'un pied, d'une panse, d'un col et d'un bec verseur et souvent accompagné d'un bassin. Destinée au service de l'eau sur les tables dès le haut Moyen Âge en Occident, l'aiguière reste d'un usage courant jusqu'au XIXe siècle.
aile, wing, n.f. Bord horizontal d'un plat ou d'une assiette. Ne pas confondre avec le marli.
airain, brazen, n.m. Alliage de cuivre et d'étain, synonyme "noble" de bronzes.
ajouré, openwork, Se dit de toute matière percée de jours à caractère ornemental : meubles, bronzes d'ameublement, galeries de cuivre, pièces d'argenterie, porcelaine ou faïence.
albâtre, alabaster, n.m. Sulfate de calcium hydraté qui est une variété de gypse. Sa porosité facilite l'application de peinture et teintures diverses. Que ce soit dans le domaine de la sculpture ou de la décoration, l'albâtre remplaçait souvent le marbre sous forme de colonnes, de revêtement de murs, de plafonds, de vases...
Alleaume, dynastie d'horlogers français connue dès le dernier quart du XVIIIème siècle. Auguste Alleaume (1821-1895) publia en 1873 "Les Brevets d'invention concernant l'horlogerie", et au cours de dix ans de travaux, construisit une pendule astronomique à balancier circulaire comptant quatorze cadrans.
alliage, alloy, n. m. Laplupart des métaux manufacturés, à l'exception du cuivre et du fer, sont utilisés en alliages, pour en améliorer la malléabilité ou la résistance. la qualité technique et artiste et artistique dépend en grande partie de cet alliage, qu'il s'agisse d'argent, de bronze ou d'étain.
aloi, n.m. mot dérivé de l'ancien français "aloier" signifiant alliage. L'aloi désignait l'alliage légal, c'est-à-dire la proportion autorisée de métal d'alliage par rapport au métal précieux, en matière d'orfèvrerie et de monnayage: bon aloi ou mauvais aloi. Il était exprimé en carats (1/24) pour or, en deniers (1/12) et grains (1/24) pour l'argent. Aujourd'hui, l'aloi, que l'on appelle plutôt titre, est apprécié en millièmes.
amarante, amaranth n.f. Bois exotique, pour plus d'informations cliquez ici
ambre, amber n.m. Résine fossilisée d'origine végétale qui se présente en fragment plus ou moins important dont la couleur varie du jaune pâle à l'ocre sombre. On la traite de la même façon qu'une pierre.
améthyste, amethyst n.f. Variété de quartz allant du mauve clair au violet foncé.
applique, applies n.f. Sorte de candélabre à une ou plusieurs branches qui s'appliquent contre un mur. Elles sont le plus souvent en bronze ciselé et doré, généralement utilisé par paire, elles étaient à l'origine destinée à recevoir des chandelles, puis des bougies, dont la cire fondue était recueillie dans des bobèches.
aquatinte, aquatint n.f. Délicat procédé de gravure sur métallisant à valoriser les teintes. Un grainage préalable de la plaque est obtenu par pulvérisation à la poussière de résine ou de bitume, ou par vaporisation d'un vernis. Les grains ainsi répartis sont fixés par chauffage. La plaque est ensuite mordue à l'acide : celui-ci n'attaque que les parties protégées.
arbalète (en). crossbow .Ce dit d'un profil qui caractérise certaines commodes dont la façade ( et le bord du plateau ) suit une ligne sinueuse où s'enchaînent courbes et contre-courbes, évoquant la forme d'un "arc d'arbalète".
argenterie, silverware n.f. Ensemble des objets d'argent à usage domestique ou décoratif, plus particulièrement la vaisselle mais aussi les objets de toilette, d'éclairage, ...
aronde ( assemblage en queue d' ). dovetail. Pour plus d'informations cliquez ici
Aubusson. Selon une tradition lointaine, les sarrasins auraient fondé au VIIIème siècle la première manufacture de tapisserie Le nom même d'Aubusson est utilisé pour parler d'une tapisserie exécutée de la ville.
B
bague, ring n.f. En bijouterie, anneau que l'on porte au doigt. En verrerie, cordon ornant le col d'un flacon ou d'une bouteille.
balancier, pendulum n. m. Poids dont le mouvement oscillatoire alternatif assure la marche des aiguilles d'une pendule. C'est dans le dernier quart du XVIIème siècle que Huygens, grâce à un petit ressort, augmente la régularité du mouvement et la précision du déplacement des aiguilles.
balustre, baluster n.m. En architecture, petit pilier en forme de colonnette. Certaines parties du sièges telles que les pieds ou les consoles d'accotoir, ainsi que les supports de plateau de table ou de consoles sont dit "en balustre" lorsqu'ils comportent un piller vertical plus ou moins renflé.
barbotine, n.f. Bouillie de pâte argileuse plus ou moins épaisse utilisée en céramique, soit pour faire adhérer deux morceaux, soit comme décor proprement dit.
baromètre, barometer n.m. Instrument servant à mesurer la pression atmosphérique. Son principe, découvert par les expériences de Torricelli et Pascal (1647) a été rapidement mis en application.
baroque, baroquen.m ou adj. Le mot a pour origine un terme de joaillerie portugais, "barroco", s'appliquant à des perles irrégulières. Par extension, baroque devient synonyme de bizarre, curieux, ridicule. La spécialisation du terme dans le domaine artistique remonte à la seconde moitié du XIXème siècle.
barre aux chat, strut Entretoise en forme de H, utilisé pour les tables de fermes.
basse lisse, Tapisseie tirée sur un métier dont le plan de chaîne est horizontal.
bergère, n.f. Fauteuil à joues pleines dont les côtés sont garnis d'étoffes (plus rarement de cuir ou de cannage) entre les accotoirs et la ceinture. Il apparait vers 1720.
biscuit, n.m. En céramique, le biscuit est obtenu par une cuisson complète. Le biscuit de porcelaine est fabriqué avec des pâtes de premier choix donnant à l'objet façonné l'apparence d'un marbre blanc.
biseautage, bevel n.m. En verrerie, taille d'un décor en biseau s'appliquant essentiellement aux verres plats et aux verres à glace.
blason, blazon n.m. Motif sculpté placé en façade au milieu de la ceinture d'un siège. Le blason comporte parfois des armoiries mais le plus souvent un ornement floral, une coquille ou une grenade.
bois de bout, Technique de gravure sur bois apparue à la fin du XVIIIème siècle, dans laquelle on travaille le bois scié de façon transversale et non pas dans le sens du fil.
boiserie, panelling n.f. Revêtement appliqué aux murs intérieurs d'une habitation. destinés à l'origine à protéger du froid et de l'humidité, les boiseries formées de panneaux assemblés (par rainures et languettes) servent également de support à des éléments décoratifs.
book-case, n.m. Bibliothèque anglaise dont le modèle très populaire de la fin du XIXème siècle se compose de deux corps, la partie supérieure étant à claire-voie ou vitrée et surplombée d'une corniche ou d'un fronton.
boudeuse, n.f. Siège d'époque Napoelon III comportant deux coussins capitonnés séparés par un seul dossier, ce qui oblige les occupants à s'assoir dos à dos.
bout de pied, n.m. Petit siège qui se place contre la ceinture d'un fauteuil, le transformant ainsi en chaise longue.
bouton, button n.m. Sorte de petit renflement ornant la tige (ou jambe) d'un verre ou d'une coupe à pied.
bouvet, rabbet plane n.m. Rabot dont le fer permet de faire soit des rainures (en creux) soit des languettes (en relief), afin de réaliser des assemblages. Il peut être à deux pièces, ce qui permet de varier la distance d'intervention par rapport au premier corps, et à pompe pour régler la profondeur de la rainure.
bras, arm n.m. Partie d'un meuble ou d'un objet évoquant la forme d'un bras.
brèche, gap Qualifie un marbre où les veines dessinent des formes arrondies de couleurs panachées.
briquet, lighter n.m. Petite charnière en métal courte et plate, vissée dans le haut des portes ou sur le côté des abattants. La tête du briquet forme une saillie cylindrique qui, engagée dans le montant d'un meuble, maintient la porte et lui permet de pivoter.
brûle-parfum, incense burner n.m. Récipient composé de deux parties, l'une très creuse, destinée à recevoir les produits aromatiques, l'autre servant de couvercle, et percée d'ouverture permettant à la fumée odoriférante de s'élever dans l'air.
bufflage, n.m. Terme d'ébénisterie signifiant "polissage". Cette opération de finition consiste à frotter les meubles avec un tampon en peau de bulle garni de ponce et d'huile.
bureau-capucin, n.m. Petite table à écrire, également appelée "secrétaire à culbute", comportant un serre-papier en quart de cercle qui bascule à volonté à l'intérieur d'un caisson.
burin, chisel n.m Cet outil de main à graveur est différent pour la gravure sur bois ou pour la gravure sur métal. Le mot s'applique également à la nature du travail effectué, l'estampe.
C
cabaret, n.m. Au début du XVIIème siècle, ce mot désigne le plateau où l'on pose les tasses, le sucrier, le pot à lait et les verseuses pour prendre le thé ou le café. A partir du XVIIIème siècle, on appelle "cabaret" la table destinée au même usage. De nos jours, nous disons davantage "table de cabaret" pour désigner des meubles à pieds galbés ( Louis XV ) ou droits ( Louis XVI ) dont le plateau est garni d'une bordure moulurée.
cabinet, n.m. Meuble dont l'origine remonte au début du XVIème siècle et qui, par la suite, a donné son nom à une pièce destinée à recevoir des collections ( cabinet de curiosités ).
cabinet ( fauteuil de ). Siège à dossier bas et enveloppant muni de petits accotoirs, caractérisé par un pied en avant de la ceinture pour mieux assurer l'équilibre d'une personne penchée en avant pour écrire.
cabochon, n.m. La taille cabochon consiste à polir la pierre fine ou précieuse de manière à obtenir une surface bombée et lisse.
cabriolet, n.m. Siège de petites dimensions, caractérisé par un dossier incurvé épousant la forme du dos. Il ne figure dans les inventaires qu'à partir de 1750.
cadenas, n.m. Petit plateau rectangulaire muni d'un compartiment fermant à clef, où l'on rangeait, pour les préserver du poison, les couverts dont se servait le souverain.
calcédoine, chalcedony, n.f. Pierre dure de la famille des agates, très utilisée en glyptique et en décoration, qui porte des noms variés selon sa couleur : la sardoine est brune, la cornaline est rouge orangé, dont on fait les camés et des intailles.
camaïeu, n.m. En peinture, dessin, gravure ou tapisserie, le camaïeu désigne une oeuvre obtenue par un dégradé de tons d'une même couleur.
candélabre, candelabrum, n.m. Chandelier à plusieurs branches allant parfois jusqu'à sept, en comptant celle du centre.
capiton, n.m. A l'origine, étoffe soyeuse utilisée en tapisserie pour recouvrir un matelas et le fixer par une série de petits noeuds. Les sièges capitonnés ont été très en vogue sous Louis-Philippe et Napoléon III.
caquetoire, n.f. Type de siège du XVIème siècle, appelé également "chaise à femme", comportent un dossier bas plus ou moins sculpté et reposant sur des pieds antérieurs en colonnettes.
carnet de bal, n. m. Petit étui contenant des plaquettes d'ivoire sur lesquelles la jeune fille écrivait le nom des cavaliers qu'elle avait acceptés au cours des différentes danses de la soirée.
cartel, n.m. Pendule murale directement fixée au mur ou portée par un socle lui même fixé au mur.
carton, n.m. En peinture, étude préparatoire faite par l'artiste avant d'entreprendre une oeuvre de grande dimension, une fresque le plus souvent.
causeuse, n.f. Grande bergère à deux places, au siège assez bas, apparue à la fin du XVIIIème siècle.
ceinture, n.f. Elément de la structure d'un meuble, apparu à la fin de l'époque gothique, formant un cadre horizontal où sont fixés les pieds, sous le plateau d'une table, d'un buffet ou d'un siège.
céramique, ceramic, n.f. Terme générique regroupant tous les objets en terre ayant acquis, pendant une cuisson à température plus ou moins élevée, une certaine dureté.
chantourné. Terme de menuiserie désignant la façon de tailler le bois en une succession de courbes et de contre-courbes. Les menuisiers obtenaient ces profils avec des scies à lame fine. L'apogée du meuble chantourné ce situe à l'époque Louis XV avec le style rocaille.
chapelière, n.f. Meuble provençal à deux portes surmonté d'un tiroir large et profond permettant de ranger coiffes et chapeaux.
chauffeuse, n.f. Fauteuil que l'on plaçait près d'une cheminée à siège bas et haut dossier, apparu au milieu du XVIIème siècle. Les chauffeuses d'époque Napoléon III, de nouveau en vogue, sont rembourrés et capitonnées.
chenet, firedog n.m. Barre métallique servant à supporter les bûches dans les cheminées, et dont la forme évoque un petit chien accroupi, d'où son nom. C'est seulement sous Louis XIII, à la fin du XVIème siècle, qu'il sont considérés comme élément décoratif.
D
dais, n.m. Tenture dressée au-dessus d'un trône ou d'un lit, qui, à l'origine, constituait une marque de souveraineté.
débillarder, Retailler une pièce de bois après un premier dégrossissage pour en tirer les parties directement utilisables par le menuisier avant de les assembler, de les sculpter et de les poncer.
déjeuner, n.m. On appelle ainsi l'ensemble des pièces de service nécesaires au petit déjeuner; le véritable terme est d'ailleurs "service à déjeuner". Le mot et les objets apparaissent au XVIIIème siècle, avec le thé, le chocolat et le café qui sont au centre de ce "déjeuner".
Delf. Ce nom est devenu depuis trois siècles le synonyme de "faïence". Au XVIIème et XVIIIème siècles, il n'y eut pas moins de 40 fabriques importantes dans la petite cité nordique. Delft a aujourd'hui le marché le plus large de toutes les faïence et porcelaines du monde.
E
eau-forte, etching, n.f. Procédé employé en orfèvrerie et en ferronnerie pour décorer une pièce. Le métal est recouvert d'une mince couche de vernis qui sera ôté au niveau du décor; enfin, l'objet est plongé dans l'eau-forte, qui creuse plus ou moins profondément les endroits mis à nu.
ébéniste, cabinetmaker n.m. A l'origine, spécialiste du travail de l'ébène. Ce terme ne date que du XVIIème siècle, pour désigner le menuissier qui pratique le plus couramment le placage et la marqueterie.
écran, n.m. Petit meuble, appelé à l'origine "écran à feu", destiné à se protéger de la trop vive chaleur des grandes cheminées d'autrefois.
églomisé (verre). Sorte de fixé sous verre à la feuille d'or rehaussé de vernis noir.
F
fac-similé, facsimile n.m. Reproduction exacte d'un original (dessin, peinture, estampe). Le fac-similé s'est d'abord appliqué à la reproduction de manuscrits, décalqués, puis gravés.
faïence, earthenware, n.f. La fabrication en Europe occidentale date du début du XVème sècle. On admet généralement que les fabricants de majoliques hispaniques tenaient le procédé des Arabes, qui, eux-mêmes, l'auraient emprunté aux Persans.
ferronnerie, ironwork, n.f. A l'origine, art de travailler le fer dans son sens le plus large : depuis l'exécution des grilles et balcons jusqu'à celle des clefs et des serrures.
feston, n.m. Découpe en forme de guirlande de fleurs, de feuilles aux branches entrelacées et stylisées.
G
gainage, n.m. Travail qui consiste à fabriquer des gaines, des étuis, des fourreaux, des boîtes ou des écrins, en cuir naturel ou bouilli, ou en bois recouvert de cuir.
galerie, n.f. Ornement servant à couronner le dessus d'un meuble. Certaines galeries sont faites de petits balustres en bois.
garde-manger, meat safe, n.m. Ce meuble destiné à la conservation des aliments, trouve naturellement sa place en cuisine ou dans une pièce attenante; il prend des formes très diverses selon les régions : petite armoire sur pieds, cage suspendue au mur ou au plafond. Il comporte toujours une ouverture grillagée ou découpée pour permettre l'aération des aliments.
gard-meuble, storage, n.m. Destiné à l'entrepôt et à la conservation du mobilier, le garde meuble royal, créé en 1663, a permis, grâce à ses archives, d'identifier de nombreux meubles royaux ou princiers.
garniture, décoration, n.f. En tapisserie, ensemble des matériaux utilsés pour garnir un siège ou un lit. Au XVème sècle, les premiers sièges "garnis" sont simplement recouverts de draps ou de tapisserie.
gaufrure, n.f. Empreinte faite par gaufrage sur les tissus et les velours. Cette marque par pression et déformation du tissu laisse un trace indéffaçable.
H
heurtoir, door knocker n.m. Pièce mobile qui vient heurter une pièce fixée sur une porte. Les heurtoirs existent dès l'Antiquité et sont en bronze coulé jusqu'au XIème siècle, date à laquelle apparaissent les heurtoirs en bronze et fer ou, tout simplement, en fer.
I
icône, icon, n.f. Image pieuse d'origine byzantine peinte sur bois et figurant le Christ, la Vierge, les Saints ou des scènes religieuses.
intarsia. Terme italien s'appliquant à une technique de menuiserie qui consiste à incruster certains éléments maintenus par collage sur fond de bois massif.
J
Jambe, n.f. Tige du verre à pied.
Jardinière, window box, n.f. Table comportant un caisson métallique destiné à recevoir des vases de fleurs. Rondes ou rectangulaires, les premières jardinières sont apparues au milieu du XVIIIème siècle. Elles ont connu une nouvelle vogue au second Empire à la fin du XIXème siècle.
Jurande, n.f. Chambre disciplinaire de la corporation des menuisiers-ébénistes chargée de contrôler la qualité de fabrication des meubles et sièges. C'est la jurande qui accorde aux artisans devenus maîtres le droit de frapper une estampille à leur nom, accompagnée des trois lettres entrelacées JME (jurande des menuisiers-ébénistes).
K
kakemono. Nom donné au Japon à toutes les peintures ou images destinées à être suspendues à un mur. Les peintures montées en kakemono sont encadrées de tissus et se terminent, en haut et en bas, par deux plages blanches.
kaolin, n.m. Silicate d'alumine, utilisé pour la pâte des porcelaines, dont des gisements furent tout d'abord découverts et utilisés en Chine et dont des échantillons furent envoyés en France en 1712, permettant ainsi la recherche de gisements similaires en Europe dont près de Limoges.
L
laque, lacquer, n.f. Résine recueillie sur les rameaux de certains arbres et destinée à diverses utilisations industrielles, dont la plus connue servant à fabriquer le vernis.
laque, lacquer, n.m. Nom donné à des objets fort différents revêtus d'un brillant vernis dans la composition duquel entrent des résines; l'application du vernis est précédée de maints polissages et de séchages renouvelés. Provenant sans doute de Chine, l'art du laque a été importé au japon, qui l'a conduit à son plus haut de perfection.
lavis, wash drawing, n.m. Technique de gravure consistant à obtenir sur une estampe ou une lithographie les effets du dessin au lavis.
loupe, burr, n.f. Excroissance fibreuse recouverte d'écorce qui se développe sur les troncs et les branches d'arbres. Les menuisiers et les ébénistes ont tiré parti de cette maladie accidentelle du bois afin de s'en servir comme un élément de décoration.
M
madrure, n.f. Ensemble des veinures du bois.
malachite, n.f. Pierre de carbonate de cuivre, d'un beau vert vif viné de rubans blancs, tendre et fragile, utilisée à partir du XVIIème siècle. Elle est plus agréable sur des objets de petite dimension : perles de colliers, oeufs décoratifs, coupes, petits coffrets montés de bronze doré.
marouflé. Se dit d'une peinture sur toile appliquée sur un mur, un panneau, une boiserie.
marqueterie, marquetry, n.f. Procédé décoratif employé en ébénisterie pour réaliser des compositions avec des pièces de bois de diverses couleurs juxtaposées sur un bâti. La marqueterie est une technique d'assemblage à plat, à la façon d'un puzzle.
mascaron, n.m. Ornement décoratif en forme de visage humain, animal ou grotesque, que l'on voit fréquemment au milieu d'une corniche d'armoire, au linteau d'une fenêtre, à la ceinture d'une armoire.
N
nautile, nautilus, n.m. Gros coquillage nacré, en forme de conque, que l'on trouve dans l'océan Indien. Sa forme, ses dimensions importantes et surtout sa nacre irisée ont incité les orfèvres à le monter en objet décoratif.
O
oeil-de-boeuf, n.m. Horloge murale dont la caisse est de forme ronde ou ovale. Ce modèle eut plus de succès dans les pays anglo-saxons qu'en France, où on lui préféra les cartels.
ondé. Se dit du veinage du bois formant des dessins ondulants, en bandes parallèles.
ormoulu, n.m. Or pur, réduit en poudre, que l'on amalgame au mercure pour procéder à la dorure de l'argent, du bronze, ou du cuivre. Au XVIIIème siècle, ce terme s'appliquait plus précisement aux bronzes dorés.
P
panetière, n.f. Petite armoire provençale à large barreaux tournés, pendue au mur ou posée sur le pétrin pour conserver le pain.
panse, belly n.f. Partie renflée d'un objet.
paravent, screen n.m. Meuble dériivé de l'ôtovent, apparue à la fin du XVIème siècle. Il est composé de plusieurs feuilles réunies par des charnières et sert à préserver des courants d'air dans les appartements. AU XVIIIème, l'usage des paravents de toutes dimensions se généralise, ceux-ci sont tantôt décorés par des peintres, tantôt tapissées, tantôt exécutés en laque et sont alors extrêmement recherchés et cotés très cher.
parclose, n.f. Terme venu de l'architecture qui désigne, en menuiserie, l'ensemble des traverses encadrant un panneau de bois.
parqueté, Se dit d'un meuble qui présente une sirface recouverte de petits panneaux de bois assemblés à la façon d'un parquet.
Q
quadrilobe, n.m. Motif composé de quatre fractions de cercle assemblés en forme de pétales. D'origine architecturale, le quadrilobe était employé au Moyen-Agepour décorer des dossiers de sièges, des façades de coffres, des balustrades ou des vitraux. Egalement appelé "Quarte-feuilles" ou "quatre-feuilles"
quartz, n.m. Terme générique recouvrant plusieurs sortes de pierres dures, connues par ailleurs sous d'autres noms. les variétés les plus connues sont le cristal de roche, le quartz rose, le quartz fumé mais aussi la citrine, l'améthyste et l'oeil de chat, tout comme des pierres opaques comme l'agate, la calcédoine, la jaspe et l'opale.
quatre-portes, n.m. Nom donné par les antiquaires à des bahuts à deux corps dont la partie supérieure, à deux portes, prolonge symétriquement le corps du buffet bas qui la supporte.
quinquet, n.m. Lampe à l'huile qui porte le nom de son inventeur, de la fin du XVIIIème siècle. Le système de combustion de cette lampe se caractérise par un double courant d'air qui donne à la flamme une luminosité encore activée par un tube de verre placé verticalement.
R
rabot, plane n.m. Outil destiné dans l'ensemble des métiers du bois, servant à aplanir et à dresser les pièces de bois après dégrossissage. Selon leur dimension, les rabots adoptent des noms spécifiques (colombe, varlope, riflard, sabot), certains sont à fer latéral ( bouvets, guillaumes) et quelques-uns sont munis de poignée.
rai-de-cœur, n.m. Ornement composé de fleurons, de fers de lance, de feuilles d'eau, dont la succession évoque la forme de cœur.
régule, n.m. Alliage résistant et inoxydable à base de plomb, inventé vers 1835 en Angleterre, qui s'est souvent substitué au bronze aussi bien pour les œuvres artistiques que pour certains objets usuels, à cause de son prix de revient peu élevé.
reine (à la) Expression (donné à la suite d'une commande pour la jeune épouse de Louis XV) qui s'applique aux chaises et aux fauteuils à dossier plat, légèrement incliné en arrière, entre des montants plus ou moins violonés.
relais, n.m. En tapisserie, interruption de la trame entre deux fils de chaîne. Les relais servent de raccords aux couleurs et sont ensuite cousus ou bien conservés dans un but décoratif.
rentrage, threading n.m. En tapisserie, bord d'une tenture replié et cousu sur l'e,vers ou raccourcissement de la tapisserie obtenu par la contracture des fils de chaîne quand on retire la tapisserie achevée du métier sur laquelle elle était restée fortement tendue.
rentraiture, n.f. En tapisserie, terme de restauration qui désigne la reconstitution de parties usées, détruites, ou coupées. Avec une aiguille on remplace les fils de chaîne manquants. Il s'agit également de la couture des relais entre deux surface monochromes.
reparure, n.f. Terme regroupant les opérations de finition qui doivent être réalisées sur l'objet de bronze "brut de fonte", par le fondeur, ou mieux, par le sculpteur lui-même. Après ces interventions "mécaniques", le bronze est soigneusement poli et patiné (ou doré).
revers, reverse n.m. Côté de la pièce de monnaie qui ne porte pas le type monétaire principal (v. avers). Pour les monnaies modernes, le revers porte toujours l'indication chiffrée de la valeur.
riflard, n.m. Long rabot servant à dégrossir et à ébaucher la pièce de bois après sciage. Le riflard est aussi une grosse lime à métaux, un ciseau dentelé de sculpteur et un outil de maçon à lame mince et large.
rotin, rattan n.m. Tige souple d'un arbrisseau de la famille des palmiers, servant à tresser des fonds à des sièges légers ou à des plateaux de table. La mode du rotin a commencé sous Napoléon III pour des salons d'hiver, dont on sortait ces meubles faciles à transporter, si le temps s'y prêtait.
ruban, ribbon n.m. Motif décoratif, peint, sculpté, marqueté, imitant le ruban enroulé. Souvent employés à l'époque Louis XVI, les nœuds de ruban figurent sur les chutes, sur le mobilier, les boiseries et les objets orfèvrerie.
S
sable, (fonte au) Technique de fonte des métaux, principalement du bronze, moins précise et moins coûteuse que la fonte à la cire perdue, mais permettant des tirages en petites séries. On utilise du sable fin, tassé dans un châssis en deux parties, dans lequel le modèle est enfoncé, pour imprimé le moule en creux. Lorsque le métal est refroidi, les deux moitiés du châssis sont séparées et l'objet est extrait avant qu'on ne réutilise le moule en une ou plusieurs fois.
samovar, n.m. (mot russe signifiant "qui bout lui-même") Cet objet qui accompagne, à partir du début du XIXème siècle, les services à thé est une sorte de bouilloire montée sur un support qui permet de diluer à volonté le thé de la théière.
sandwich, Se dit d'un verre décoré à la feuille d'or.
savonné, soaped Se dit d'une pièce d'orfèvrerie dont les ornements en relief sont usés par le frottement des mains et le polissage au chiffon, ce qui fait perdre la netteté aux motifs par un amollissement des contours.
scribane, secretary bookcase n.f. Secrétaire à abattant inclinén surmonté d'une bibliothèque vitrée. Apparu à la fin du XVIIème siècle dans la région de Liège, ce meuble peut être considéré comme l'ancêtre du bureau "à dessus brisé", ou " à dos-d'âne". Il comporte à la base trois ou quatre tiroirs superposés.
sellette, stool ou sculptor's stool n.f. A l'origine, et jusqu'au XVIIème siècle, petit siège en bois, sorte de tabouret utilisé pour s'asseoir au coin du feu ou pour subir des interrogatoires de justice. Ce mot prend ensuite le sens d'escabeau élevé sur lequel les sculpteurs plaçaient une œuvre en cours d'exécution.
semainier, chest of 7 drawers n.m. Meuble de rangement apparu sous Louis XVI et comportant sept tiroirs superposés, un pour chaque jour de la semaine, dans un bâti tout en hauteur surmonté d'un marbre. Il est souvent orné de fines marqueteries et d'entrées de serrures en bronze doré et ciselé.
sofa ou sopha, n.m. Canapé à dossier bas qui se prolonge par des accotoirs à joues pleines, en vogue à la fin du XVIIIème siècle.
T
tabatière, snuff box n.f. Petite boîte de poche servant à transporter le tabac à priser ou à fumer. Certaines tabatière possèdent deux ou trois compartiments, permettant de varier les espèces de tabacs.
taille-douce, n.f. ce terme regroupe toutes les techniques de gravure en creux : eaux-forte, pointe sèche, manière noire, mais il désigne plus précisément la gravure au burin.
tarabiscot, n.m. Outil de menuisier servant à tailler de fines rainures le long de la moulure principale. Il se tient à deux mains, en prenant appui sur le relief déjà tracé, et comporte une lame amovible, ce qui permet de varier les profils en creux.
tenaille, pincers n.f. Outil à deux bras assemblés en croix, dont une extrémité, longue sert de levier et l'autre, recourbée en demi-cercle, de mâchoire. Elles sont utilisées dans la plupart des professions du fer et du bois.
tenon, n.m. Languette de bois taillée sur une pièce d'assemblage pour prendre place dans l'évidement appelé "mortaise". Les assemblages à tenon et mortaise, connus des Egyptiens, sont apparus en Europe au début du XIIIème siècle.
tenture, hanging n.f. Groupe de tapisserie traitant du même thème ou constituant un ensemble. Une tenture est dite unique lorsqu'elle n'a jamais été reproduite. La "suite" est une tenture reproduite en plusieurs exemplaires. En arts décoratifs, la tenture est aussi un tissu uni ou imprimé recouvrant les murs ou un cuir gaufré, doré ou peint.
terme, n.m. Ornement en forme de buste supporté par un socle en gaine. Inspiré par l'architecture des jardins, les termes décorent les montants des buffets Renaissance.
toilette, n.f. Cette abréviation de "table de toilette" désignait au XVIIème siècle le meuble recouvert d'une pièce de toile, ou toilette, où l'on déposait tous les ustensiles nécessaires à la parure des hommes te des femmes.
trumeau, pier n.m. Panneau décoratif peint ou marouflé entre deux fenêtres, au-dessus d'une porte ou d'une cheminée.
truqué, Se dit d'un verre aux parois épaisses, qui permet aux maîtres de maison de limiter la consommation d'alcool lors des toasts portés au cours des banquets. Les verriers limitent la contenance du verre tout en sauvant les apparence, puisque le verres garde les mêmes proportions que celle des voisins.
trusquin, n.m. Outil de menuisier servant à tracer une ligne parallèle à l'arête d'une pièce de bois. Il est fait dans un bois dur, non ligneux, généralement de poirier. Les traces laissées sur le bois par le trusquin révèlent une fabrication artisanale, alors que les meubles réalisés par des moyens mécaniques, donc relativement récents, ne portent jamais la marque de cet outil.
tulipier, n.m. Vase à fleurs en céramique percé d'ouvertures permettant aux tulipes de s'épanouir.
U-V
vaisselier, dresser n.m. Buffet dont la partie supérieure est formée d'étagère à découvert, utilisées pour ranger la vaisselle, qui reste ainsi à portée de main et visible.
vantail, panel n.m. Porte ou volet monté sur gond ou sur charnière. Certaines "commodes à vantaux", particulièrement raffinées, dissimulent leurs tiroirs par ce mode de fermeture, orné d'une entrée de serrure dont une clé assure le verrouillage.
varlope, n.f. Long rabot de bois dur utilisé par le menuisier. La varlope sert à aplanir la pièce travaillée après le dégrossissage au riflard.
veilleuse, n.f. Sorte de canapé apparu au milieu du XVIIIème siècle comportant un grand dossier qui se prolonge en retour par un accotoir et descend en douce pente le long du siège vers un petit chevet en appui sur la ceinture.
vélin, vellum n.m. Peau de veau à laquelle on fait subir la même préparation que le parchemin. Plus lisse et plus mince que le parchemin, le vélin est réservé aux manuscrits de luxe.
vermeil, n.m. Le vermeil ancien est obtenu jusque vers 1840 par dorure au mercure puis par électrolyse. Au Moyen-Age, le mot "vermeil" désignait un ton de rouge. Il s'appliqua ensuite à une dorure sur métaux de ton rouge.
vertu (objet de) On nommait jadis "objets de vertu" certains travaux artistiques exécutés par des personnes "de qualité", qui prouvaient par là leurs vertus de patience, de savoir-faire, et leur ardeur au travail manuel.
vilebrequin, crankshaft n.m. Outil de menuisier servant à percer des trous circulaires, à les fraiser, à aléser les trous existants.Il est composé d'une pièce de bois en forme de C, à une extrémité duquel sont fixés une poignée ou un tourillon. A l'autre extrémité, un trou carré reçoit une mèche de fer.
violette, (bois de) kingwood Pour plus d'informations cliquez ici
vis-à-vis, n.m. Siège du XIXème siècle à deux places permettant à deux personnes de s'asseoir côte à côte en sens opposé.
voyelle, n.f. Chaise légère apparue vers 1760 et que les hommes enfourchaient en se plaçant face au dossier, qui était garni d'un coussin de cuir ou d'étoffe permettant de s'accouder confortablement.
voyeuse, n.f. Siège apparu vers 1750, caractérisé par un dossier surmonté d'une manchette rembourrée sur laquelle s'accoudaient les voyeurs et les voyeuses pour regarder jouer aux cartes.
W-X-Y-Z
windsor-chair, Chaise d'origine anglaise, très utilisée dans les colonies américaines du XVII au XIXème siècle, généralement en bois tourné sur pieds fuselés.
wing-chair ou grandfather-chair, Fauteuil à haut dossier tapissé, de style européen, introduit dans les colonies américaines depuis l'époque 'Queen Anne", équivalent du fauteuil à oreilles. Son siège est flanqué d'ailes saillantes de part et d'autre du dossier pour protéger des courants d'air.
zinc, n.m. Métal à la fois dur, ductile et résistant à l'oxydation. Il est utilisé en feuilles finement laminées comme revêtement intérieur de certains meuble, tels que les rafraîchissoirs.
(extraits du dictionnaire illustré des Antiquités...ed Flammarion)



